La boîte de Steiner, le bilan d’espace pas à pas
Remplir la boîte de Steiner ligne par ligne : encombrement, repositionnement incisif, courbe de Spee, molaires, leeway, extractions. Règles d’équilibrage et exemple chiffré.
Entrez les diamètres mésio-distaux des dents, de la 6 à la 6 : les rapports antérieur et global se calculent en direct, comparés aux normes de Bolton, avec l’excès en millimètres et sa lecture clinique.
Pour que les dents s’engrènent avec un surplomb et un recouvrement normaux, la largeur des dents mandibulaires doit être proportionnée à celle des dents maxillaires. Bolton a chiffré cette proportion en comparant la somme des diamètres mésio-distaux des deux arcades. Quand elle est rompue, on parle de dysharmonie dento-dentaire (DDD) : une ou plusieurs dents sont trop petites (microdontie) ou trop grandes (macrodontie) pour l’arcade opposée.
| Rapport | Calcul | Moyenne | Écart type | Étendue |
|---|---|---|---|---|
| Antérieur | Σ des 6 mandibulaires (33 à 43) / Σ des 6 maxillaires (13 à 23) × 100 | 77,2 % | 1,65 | 74,5 à 80,4 % |
| Global | Σ des 12 mandibulaires (36 à 46) / Σ des 12 maxillaires (16 à 26) × 100 | 91,3 % | 1,81 | 87,5 à 94,8 % |
Ces valeurs de Bolton (1958, 1962) proviennent de son échantillon d’origine : 55 excellentes occlusions, mesurées au quart de millimètre. L’étendue montre qu’une occlusion excellente s’accommode d’écarts notables : la moyenne n’est pas une cible au dixième près, et les normes peuvent différer selon les populations.
Un pourcentage parle peu au fauteuil : on le traduit en millimètres, comme avec la charte de Bolton. Pour la somme maxillaire du patient, on calcule la somme mandibulaire attendue, puis la différence avec la somme réelle.
Le rapport ne dit pas quelle arcade est en cause. Un « excès mandibulaire » peut venir d’incisives mandibulaires larges comme de latérales maxillaires réduites, l’exemple le plus fréquent de microdontie. L’outil donne les deux lectures ; l’examen des dents tranche.
L’harmonie entre les arcades ne dépend pas que des diamètres : les axes des incisives, le plan d’occlusion, les courbes de Spee et de Monson, la hauteur des cuspides et surtout le recouvrement incisif comptent aussi. Pour Neff, il n’existe d’ailleurs pas de rapport antérieur standard : il varie avec le recouvrement, et un recouvrement marqué peut être l’adaptation à une dysharmonie. Le rapport de Bolton ne doit donc pas servir de couperet : un écart d’au moins un écart type fait suspecter une dysharmonie, le set-up la confirme.
Elle compare la somme des diamètres mésio-distaux des dents mandibulaires à celle des dents maxillaires. Deux rapports sont calculés : le rapport antérieur (6 dents, de canine à canine) et le rapport global (12 dents, de la première molaire à la première molaire). Un rapport éloigné de la norme signale une dysharmonie dento-dentaire : les dents d’une arcade sont trop larges, ou trop étroites, par rapport à celles de l’autre.
Rapport antérieur : 77,2 % en moyenne (écart type 1,65 ; de 74,5 à 80,4 % chez les excellentes occlusions étudiées). Rapport global : 91,3 % (écart type 1,81 ; de 87,5 à 94,8 %). Bolton les a établies sur 55 excellentes occlusions, en mesurant au quart de millimètre. Elles peuvent différer selon les populations.
Un rapport un peu différent de la moyenne est banal : des occlusions excellentes couvrent toute l’étendue des normes. On suspecte une dysharmonie à partir d’un écart type d’écart à la moyenne, puis on la confirme par un set-up diagnostique avant toute décision. C’est le seuil retenu par l’outil.
Comme avec la charte de Bolton : pour la somme maxillaire du patient, on calcule la somme mandibulaire attendue (somme maxillaire × 0,772 en antérieur, × 0,913 en global). Si le rapport est trop élevé, l’excès mandibulaire est la différence entre la somme mandibulaire réelle et la somme attendue. S’il est trop bas, on calcule à l’inverse la somme maxillaire attendue (somme mandibulaire / 0,772 ou / 0,913), et l’excès maxillaire est l’écart avec la somme maxillaire réelle.
Non. En denture mixte, la taille des dents temporaires ne permet pas de prévoir celle des permanentes et une dysharmonie transitoire est possible : l’analyse de Bolton se fait en denture permanente.
L’analyse suppose les douze dents de chaque arcade. Pour estimer la place à ménager pour une dent absente, on retient souvent la largeur de son homologue controlatérale si celle-ci est normale ; le set-up reste la référence.
Non. Le calcul se fait entièrement dans votre navigateur : aucune mesure n’est transmise ni enregistrée.
Outil pédagogique et d’aide à la décision : il applique les normes et les formules de Bolton et ne remplace ni l’examen clinique, ni le set-up, ni le jugement du praticien.
Remplir la boîte de Steiner ligne par ligne : encombrement, repositionnement incisif, courbe de Spee, molaires, leeway, extractions. Règles d’équilibrage et exemple chiffré.
L’analyse de Steiner pas à pas, points, plans, SNA, SNB, ANB, position des incisives, valeurs moyennes, limites de l’ANB et apport du Wits en pratique.